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FEMMES D'ICI ET D'AILLEURS

7 Février 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #SOCIETE

005.gif21e siècle, siècle des femmes ?

Une réalité incontournable : les femmes arrivent, prennent leur juste place dans la société comme moteur essentiel de la vie publique, dans toutes les sociétés, plus ou moins vite, plus ou moins ouvertement. Mais ce mouvement est irréversible, et c'est tant mieux !
L'ouvrage suivant :
Femmes et genre dans l'enseignement, sous la direction de Nicole Lucas et Vincent Marie, éditions Le Manuscrit Recherche-Université, 2009,
tente de faire le point sur le passé et le présent du genre féminin : ses avancées, ses luttes ... en Europe, en Afrique et ailleurs.
                                                  

1de couverture



La femme africaine ou les femmes en Afrique?
tel est l'intitulé du chapitre dont je suis l'auteur et qui est  ainsi présenté par Jacqueline Sainclivier (professeur des universités en histoire contemporaine, Université Rennes 2, Haute Bretagne, Chercheuse Laboratoire CRHIO) :
Pour renverser les idées reçues, prendre de la distance, rien ne vaut un regard doublement décentré dans le temps et l'espace telle l'étude des femmes en Afrique dont la place dans la société diffère selon les lieux et les époques (avant, pendant et après la colonisation). Dans ce voyage à travers l'espace et le temps africains, Tidiane Diakité met en valeur quelques grandes figures féminines le plus souvent ignorées des Européens avant la colonisation et pendant la colonisation ; des comparaisons intéressantes sur les représentations, les analogies entre Europe et Afrique ne peuvent qu'être stimulées parce que l'on y retrouve ce parcours cahotique des femmes dans leur rapport au pouvoir, par ce qu'elles sont toujours l'élément structurant, solide de la vie quotidienne.

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FEMMES ET GENRE DANS L'ENSEIGNEMENT

7 Février 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #PRESENTATION DES LIVRES

L'ouvrage ci-dessous est un ouvrage collectif dirigé par Vincent Marie et Nicole Lucas (responsable département d'histoire-géographie, IUFM, Rennes), auquel j'ai participé.

    Le chapitre que j'ai traité s'intitule : La femme africaine ou les femmes en Afrique ?

                             Tidiane Diakité

 

1de couverture

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FEMMES D'AFRIQUE : CES HEROINES OUBLIEES (2)

30 Janvier 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #PORTRAITS

 

 

 

FEMMES D'AFRIQUE : DES
FIGURES A REHABILITER


          Non loin de l'Angola, la jeune Kimpa Vita, devenue chrétienne sous le nom de baptême, Dona Béatrice, voulut délivrer le Kongo (orthographe ancienne) de la mainmise des missionnaires européens, sous le règne du faible roi kongolais, Pedro IV. Elle voulut surtout s'opposer à la traite esclavagiste pratiquée par les Portugais, lesquels avaient fait du Kongo une des principales régions pourvoyeuses d'esclaves d'Afrique. 
          Se heurtant à l'hostilité des missionnaires comme à celle des trafiquants d'esclaves portugais, elle prit le maquis avec des partisans armés. Traquée durant deux ans, elle fut finalement arrêtée, condamnée à mort et brûlée vive sur ordre des missionnaires capucins, le 2 juillet 1702, méritant ainsi le surnom posthume de "Jeanne d'Arc" du Kongo.
        
          En Zambie (territoire britannique de l'Afrique de l'Est), Alice Lenshina poursuivit le même dessein, en luttant avec détermination contre la domination britannique. A cette fin, elle fonda l'Eglise Lumpa qui devait lui permettre de rallier la population à sa cause. Vaincue, la "prophétesse" fut arrêtée le 11 août 1964, après onze ans de lutte acharnée, mais inégale.

          La reine malgache Ranavalona III est aussi une de ces héroïnes qui offrit sa vie pour l'indépendance et la liberté de son pays. Montée sur le trône en 1883 à l'âge de 22 ans, elle se fit remarquer d'emblée par son célèbre discours, symbole d'un patriotisme ardent et d'une volonté affirmée de garantir l'intégrité de son royaume. Mais la reine après une vigoureuse résistance à la tête de ses armées, ne put venir à bout de l'artillerie française. Vaincue, elle fut, sur l'initiative de Galliéni (gouverneur général français de Madagascar de 1896 à 1905), déposée et exilée par les Français à l'île de La Réunion, puis à Alger, où elle mourut dans le dénuement en 1917.

          L'histoire de l'une des principales ethnies de la Côte d'Ivoire actuelle se confond avec les exploits de la reine Abla Pokou, qui, partie du Ghana actuel, au 18e siècle, à la suite de querelles de succession, mena son peuple vers cette terre, futur territoire français de Côte d'Ivoire, au terme de multiples périgrinations, semées d'embûches. 

           Il est bien d'autres Africaines de stature hors du commun dans un continent où les femmes sont censées avoir été éternellement brimées et infériorisées.

          Les femmes furent de toutes les luttes qui accompagnèrent l'installation de la colonisation européenne en Afrique. Le plus souvent en première ligne, elles s'illustrèrent tout particulièrement dans la période qui suivit la Seconde Guerre mondiale. La fin de la guerre libéra les forces revendicatrices. Les femmes furent alors l'un des porte-flambeaux de la lutte émancipatrice.

          Aujourd'hui, dans leurs pays indépendants, les femmes continuent la même lutte pour acquérir des droits politiques, économiques et sociaux. Elles sont de plus en plus nombreuses à participer aux mouvements revendicatifs, au sein d'associations diverses pour obtenir des droits, mais aussi contre des coutumes ou des pratiques jugées rétrogrades ou contraires à leur dignité : mariage forcé, polygamie, excision ... Sans oublier la lutte que certaines mènent avec courage contre la corruption de leurs gouvernants. Elles luttent pour affirmer leur citoyenneté.

 


 

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FEMMES D'AFRIQUE : CES HEROINES OUBLIEES (1)

24 Janvier 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #PORTRAITS

 

 

 

FEMMES D'AFRIQUE :
HEROINES OUBLIEES


          L'Afrique (au nord comme au sud du Sahara), connut dans son histoire des femmes de très grande valeur, souvent peu évoquées de nos jours, qui ont cependant marqué d'une forte empreinte l'histoire de leurs peuples. On y trouve des héroïnes, comme des reines, mais aussi des individualités de grande envergure, des inspiratrices anonymes de mouvements collectifs. De véritables meneuses, des résistantes incontestables, du Moyen Age à l'époque contemporaine.
          Le continent africain ne manque  pas d'exemples de femmes qui ont joué ou tenté de jouer un rôle moteur dans leurs sociétés. Quelques noms parmi  beaucoup d'autres incarnent cette participation des femmes à l'action publique. Leur présence dans la société et l'empreinte qu'elles y laissent correspondent généralement à des périodes spécifiques de l'histoire : crises, résistance à l'occupation, à l'arbitraire ou aux abus divers.

          L'une de ces héroïnes anonymes marqua l'histoire du peuple berbère en Algérie et Tunisie actuelles. La reine semi-légendaire Kahena (ou la prophétesse), connue sous le nom de "la reine des Aurès", régna sur plusieurs tribus berbères qu'elle fédéra de 685 à 702, afin d'affronter les envahisseurs byzantins et arabes. Au terme de nombreuses victoires et d'une résistance acharnée, elle fut vaincue et décapitée par les Arabes en 702, non sans avoir allumé dans l'esprit des peuples berbères la flamme de la résistance à l'oppression sous toutes ses formes.

          Plus au sud du continent, l'Angola fut le théâtre où s'illustra une autre reine de la même trempe : N'Gola Mbandi Nzinga Mandi Kia N'Gola ( La reine dont la flèche trouve toujours le but), Anne N'Zinga de son nom de baptême, qui monta sur le trône en 1623. Dès son avènement, les Portugais, qui avaient investi le pays, voulant le maintenir sous leur emprise, déclarèrent la guerre à la souveraine au motif qu'elle avait accueilli des esclaves ayant fui leurs maîtres sur le littoral pour se réfugier à l'intérieur des terres. La reine N'Zinga prit alors la tête d'une guerre longue et exténuante contre les envahisseurs portugais. Elle fut ainsi l'une des principales figures de la résistance angolaise à la pénétration portugaise au 17e siècle. Pendant 30 ans, elle fut de toutes les batailles à la tête de ses troupes.

 


   
(Prochainement,
 d'autres héroïnes.
)



 

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MOTS D'HIER, REALITE DE TOUJOURS

16 Janvier 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #PHILOSOPHIE

 
                                                  
 
MARC AURELE, EMPEREUR PHILOSOPHE
 
Il faut toujours avoir sous les yeux

le peu de durée, le peu de prix

des choses humaines :

hier un peu de morve,

demain des cendres ou un squelette.

Ce tout petit instant que nous vivons,

passons-le en nous conformant à la Nature ;

et quittons la vie de bonne humeur,

comme tombe une olive mûre,

qui bénit la terre qui l'a nourrie

et rend grâce

à l'arbre qui l'a fait pousser.


                                Marc Aurèle (Pensées)
 

 
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REPUBLIQUE ET LOI

9 Janvier 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #POLITIQUE

a674.gif  LA REPUBLIQUE C'EST LA LOI      arb_plante_018.gif



C'est par la loi qu'on s'émancipe de la force
                                                  (JJ Rousseau)

          Le mot République est consubstantiel du mot loi. Si la res-publica est bien la chose publique, la loi l'organise au bénéfice de tous. Elle définit cette chose publique, la préserve, éclaire et guide.
          Mais, une loi n'est Loi, donc efficace, elle n'atteint son but que quand elle est juste et généreuse, faite pour élever, non dégrader.
          A cet égard, l'Etat a trois sortes de missions qui lui sont spécifiques :
          - concevoir et promulguer la loi

          - enseigner, informer, éduquer à la loi
          - veiller à l'application stricte de la loi, au besoin sévir sans faiblesse mais avec intelligence.
          A ces quelques jeunes qui se signalent par des actes d'incivilité, incompatibles avec les normes de la vie en société, il faut aussi pourvoir enseigner que la réussite nécessite l'effort, en premier lieu, l'effort de soi sur soi, qui permet d'aller vers l'autre et de progresser. La plus merveilleuse des aventures, ce n'est pas casser ou blesser, mais oeuvrer à la construction de soi par soi. Seulement, afin que ces jeunes s'en imprègnent, il faut aussi savoir le leur dire et le leur enseigner dans un langage qu'ils comprennent. Que cette tâche soit difficile la rend encore plus nécessaire et exaltante.

          Un handicap de départ, pour un être humain, n'a jamais signifié sentence irréversible de damnation. Il peut être au contraire un levain, facteur de sublimation, pour viser les sommets (les sommets de soi), c'est-à-dire l'exploration maximale de ses facultés et potentialités enfouies.
          Bien entendu, l'Etat et la collectivité doivent apporter leur concours, tendre la main,  pour aider à cette oeuvre individuelle d'édification de l'être et du citoyen, concours à la fois vigilant et généreux.
          Si tous les citoyens sont filles et fils de la République, il importe que la République sache le leur faire savoir.


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TINTIN RACISTE ?

6 Janvier 2010 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #CULTURE

     
 


001-copie-2.gif       COMMENT SOIGNER L'IMAGE DES CONGOLAIS ?



          Un ressortissant congolais, Mbutu Mondondo, résidant à Bruxelles, a porté plainte auprès de la justice belge en 2007, puis en France en 2009, contre Tintin au Congo, le célèbre album du Belge Hergé, pour "racisme et xénophobie" et demandé qu'il soit retiré de la vente, parce que des passages sont, par lui, jugés offensants pour l'image des Congolais et des Africains.
          Avant lui, de semblables reproches avaient été faits à l'auteur de son vivant ; comme au Royaume-Uni par la "Commission britannique pour l'égalité raciale" qui a obtenu le classement de cette oeuvre parmi les ouvrages mis à l'index dans les bibliothèques afin qu'elle ne soit pas accessible à tous. Aux Etats-Unis, l'ouvrage est également mis hors de portée du plus grand nombre dans les librairies dans un certain nombre d'Etats.
          Cette initiative isolée d'un ressortissant congolais suscite quelques interrogations. Tintin au Congo
date de 1930-1931. Cet ouvrage est en vente partout en Afrique et en libre accès dans les bibliothèques, sans la moindre restriction. Quel gouvernement africain s'en est jamais soucié ? Les différents gouvernements congolais qui se sont succédé depuis le début des années 60 à ce jour ont-ils élevé la moindre protestation ? Qui en Afrique s'est jamais soucié de l'image des Congolais et des Africains véhiculée par cet album ?
          En revanche du vivant de l'auteur, les pays scandinaves ont eu gain de cause dans les différents procès qu'ils lui avaient intentés à cause du traitement infligé aux animaux sauvages, notamment le passage où Tintin fait exploser un rhinocéros d'un coup de dynamite et ont obtenu que cette scène soit supprimée de l'album. L'Inde aussi a récemment demandé que soit expurgées les scènes où des buffles sont martyrisés. Et l'Afrique ?
          Le combat de M. Mbutu Mondondo est certes légitime et l'honore, de même que le CRAN qui l'a soutenu dans sa démarche auprès de la justice française. L'intention est louable, mais la cible mal choisie. Pour que ce combat ait un sens et une quelconque efficience, il faut qu'il soit mené conjointement en Europe et en Afrique. Et d'abord en Afrique, car, c'est bien le sort dégradant réservé aujourd'hui aux Africains dans certains Etats, la série ininterrompue des violations des droits humains les plus élémentaires qui contribuent à pérenniser les images, stéréotypes et clichés fabriqués sous la colonisation, présentant les Africains comme des sauvages, dans les années trente notamment. Hergé lui-même, pour sa défense avait argué le contexte colonial dont il s'était inspiré. Le comportement de certains responsables africains à l'égard de leurs concitoyens est aujourd'hui plus préjudiciable à l'image de l'Afrique que Tintin au Congo. Ce sont précisément ces comportements d'aujourd'hui qui nourrissent les clichés anciens et leur garantissent immortalité et popularité.
          En conséquence, mener ce combat contre Tintin, de nos jours, seulement en Europe, c'est s'évertuer à vouloir éliminer la fumée en ignorant le feu qui brûle et qui la produit. Par conséquent, il n'a ni effet véritable, ni sens objectif, tant que les clichés anciens se nourriront des images nouvelles de l'Afrique et des Africains produites pas les Africains eux-mêmes. Et circonstances aggravantes : les violations graves répétées des droits humains au Congo ex-belge (exemple au Kivu et ailleurs), n'ont plus l'excuse du contexte colonial ni d'actes perpétrés par des non-Africains. Elles sont le fait de Congolais et d'Africains contre des Congolais et d'autres Africains.
          Le combat du chevalier Mbutu, ce Don Quichotte africain des temps modernes, s'il ne prend pas en compte cette donnée, frisera à peine le ridicule.
          Par ailleurs, s'il l'on ne commence pas d'abord par retirer des librairies et bibliothèques d'Afrique tous les Tintin au Congo, la lutte de M. Mbutu s'apparentera à cette fatwa du Cheikh saoudien Mohammed al-Munjid, en septembre 2008, prononcée contre Mickey Mouse, qui doit être, exterminé car dit-il : "Les souris sont des agents de Satan".
          Désormais, dans cette Afrique indépendante, l'image des Africains se fabrique d'abord en Afrique, par les Africains qui seuls, peuvent en faire une image respectable ou non.

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DROITS DE L'HOMME ET COULEUR DE PEAU

30 Décembre 2009 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #POLITIQUE

galaxie002LA COUR PENALE INTERNATIONALE ET L'UNION AFRICAINE

          Je remercie ce lecteur qui me donne son avis sur l'article "L'Afrique couvre ses criminels", en attirant mon attention sur le déséquilibre des décisions de cette Cour et sa propension à ne s'intéresser qu'à l'Afrique chaque fois qu'elle recherche des criminels "alors qu'il y a des criminels partout dans le monde". Il voit dans les décisions de cette institution un "complot de l'Occident" contre l'Afrique.

           Au risque de le décevoir, je dois exprimer mon désaccord avec sa vision de cette question. Je suis au fait de la vive polémique déclenchée en Afrique au sujet de l'inculpation du président soudanais, Omar Al Béchir, par la CPI pour crime contre l'humanité, ainsi que le rôle de cette dernière en général.
          Pourtant la création de cette Cour Pénale Internationale a été bien accueillie partout en Afrique et son statut ratifié par 30 Etats sur 53 que compte le continent. On y voyait alors une chance pour que l'Afrique ne soit pas une terre d'élection de la dictature permanente et du déni des Droits de l'Homme. De plus, de nombreux Africains y travaillent comme juges. 

          D'autre part, c'est surtout l'Union africaine, c'est-à-dire le cercle des dirigeants africains qui a exprimé sa désapprobation après l'inculpation du président du Soudan et a refusé de coopérer avec la CPI sur cette question. Au contraire, les peuples africains dans leur ensemble ont eu une réaction opposée à cette de leurs dirigeants. Plus de 130 associations de la société civile et de défense des droits de l'homme de 30 pays d'Afrique ont vivement désapprouvé leurs dirigeants ainsi que l'Union africaine concernant l'inculpation du président Al Béchir.
          Je suis de ceux qui pensent que la CPI constitue effectivement une chance pour l'Afrique, non seulement parce que son action peut être dissuasive pour les apprentis dictateurs, mais aussi parce que cette institution peut suppléer dans une certaine mesure à la faiblesse de l'appareil judiciaire dans nombre d'Etats africains. La multiplication sur le continent depuis quelques années, de sociétés de sécurité privées est une preuve de cette carence en matière de justice. Ces sociétés de sécurité privées sont au service exclusif des riches. Les pauvres restent sans protection et sont à la merci de l'arbitraire des gouvernants et de la brutalité de certaines forces de l'ordre, par l'intimidation, la corruption, les brimades, les extorsions

          Le refus de l'Union africaine de coopérer avec la CPI dans la condamnation de chefs d'Etats criminels me semble d'une gravité extrême. Il dénote une indifférence manifeste au sort des victimes d'atrocités et de violations graves des droits humains, une carence humanitaire préjudiciable à la notion même de justice et d'équité.
          On ne doit en aucune manière transiger dès lors qu'il s'agit de justice, de respect de la personne et de ses droits inaliénables. Les droits humains n'ont pas de couleur, l'aspiration à la dignité humaine non plus.

        

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MOTS D'AUTRUI

19 Décembre 2009 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #PHILOSOPHIE

chat_004.gif        CE QUI TROUBLE LES HOMMES

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses,
mais l'opinion qu'ils s'en font ;
ainsi, la mort n'a rien de terrible.
C'est l'opinion qu'on a de la mort qui la rend si affreuse.

Aussi lorsque nous sommes contrariés ou troublés,
n'en accusons que nous-mêmes,
c'est-à-dire nos préjugés.
Accuser les autres de ses malheurs,
c'est le fait d'un ignorant ;
les rejeter sur soi,
c'est commencer à s'instruire ;
n'en accuser ni les autres ni soi-même,
c'est être sage.

                                  Epictète

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MOTS D'AUTRUI

19 Décembre 2009 , Rédigé par TIDIAK Publié dans #PHILOSOPHIE

chat_004.gif       BIEN VIVRE

On songe moins à bien vivre qu'à vivre longtemps.
Et pourtant chacun est maître de bien vivre
nul ne l'est de vivre longtemps.

La vie s'épuise à chercher les moyens de vivre.
Regardez les individus, regardez l'espèce :
tous ont l'oeil fixé sur le lendemain.
Quel mal y a-t-il à cela, dites-vous.
Un mal immense.
On ne vit pas, on se propose de vivre,
et vivre est renvoyé à plus tard.

                                                                                                                        Sénèque
 

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