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  le blog ti.diak

DEVELOPPEMENT, SOUSDEVELOPPEMENT, MAL DEVELOPPEMENT

22 Février 2009 , Rédigé par Tidiane Diakite Publié dans #DEVELOPPEMENT

   

 

L'AFRIQUE ET L'AIDE INTERNATIONALE : UN PIEGE ?



           L'AIDE INTERNATIONALE : MOTEUR DE DEVELOPPEMENT OU FACTEUR DE REGRESSION ?

         L'efficacité ou l'inutilité de l'aide au développement est un débat aussi vieux que l'aide elle-même. S'agissant de l'Afrique, ce débat est toujours d'actualité. Les courbes en ciseaux de l'aide d'une part et des résultats de l'autre, justifient ce débat.






         

Ces documents en sont l'illustration et dispensent de commentaire.
          Où faut-il chercher les responsabilités ?


         
 

Les bailleurs de fonds qui, au cours des ans, depuis 1960, ont ficelé pour l'Afrique des projets souvent sans aucun rapport avec les réalités du terrain.
          Les décennies 1960-1970 sont caractéristiques de cette débauche de projets incongrus, de crédits octroyés sans conditions ni finalités précises ... avec en arrière-plan la guerre froide, la compétition Est-Ouest et la surenchère idéologique. Chaque nation, chaque Bloc cherchant à accrocher son drapeau à un projet, dans une région d'Afrique.
Ceci constitua pour des dirigeants africains une manne inespérée, une rente de stratégie qui leur ouvrait les vannes à devises. Les bailleurs de fonds savaient certes ce qu'ils donnaient mais ne se souciaient guère de savoir à quoi cela servait concrètement.


        
  

Les bénéficiaires de l'aide : les fonds alloués au titre de l'aide au développement se sont le plus souvent évaporés dans des projets ou pharaoniques, ou sans consistance, dans tous les cas ostentatoires. Sinon, tout simplement dans les poches des dirigeants.
          Il faut en finir : pour cela : 
- une nécessaire harmonisation des politiques d'aide des pays donateurs
- des projets répondant à des besoins précis, exprimés par les populations africaines, des paysans aux artisans, petits entrepreneurs ... de la base au sommet.
          Mais pour qu'il y ait harmonisaton des politiques d'aide, encore faut-il qu'il y ait harmonisation des objectifs. Les pays "aidants" sont-ils mus par d'autres intérêts que les intérêts strictement africains ? 
          Au niveau  des responsables africains et en Afrique même :
- la nécessité du réveil de la conscience civique : une société civile informée et exigeante en vue du contrôle et de la gestion quotidienne de l'aide afin qu'elle réponde effectivement aux besoins, qu'elle ne soit pas déviée de son objectif et surtout qu'elle n'aille pas dans la poche des dirigeants.
          Si l'Afrique est incontestablement la région qui absorbe aujourd'hui la part la plus importante de l'aide internationale, si elle est la mieux servie, c'est sans doute aussi parce qu'elle est la plus exploitée dans l'hsitoire. Il lui revient de savoir si cette perche tendue doit la mener en haut ou en bas. Si elle lui permet de se passer de l'aide internationale, définitivement, ou si elle l'amène à subir indéfiniment une vassalité humiliante.


         

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