DEVELOPPEMENT, SOUS-DEVELOPPEMENT, MAL DEVELOPPEMENT
14 Mars 2009 , Rédigé par Tidiane Diakite Publié dans #DEVELOPPEMENT
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L'AIDE INTERNATIONALE,
ERREURS STRUCTURELLES : LES MOYENS D'EN SORTIR
Bref historique
En schématisant, on distingue trois étapes marquantes :
- temps de l'inconscience, de la gabegie et de l'irresponsabilité (décennies 60 et 70). Pour les nouveaux Etats africains, fraîchement éclos de la colonisation, temps de l'illusion, celle d'une industrialisation rapide, à marche forcée. La stratégie dominante étant d'implanter partout des usines à cette fin.
Cet enthousiasme est soutenu par les bailleurs de fonds, de l'Est comme de l'Ouest, la compétition des deux blocs aidant, sur fond de guerre froide. Les nouveaux Etats africains bénéficient alors d'une rente stratégique qu'ils exploitent à fond. On connaît la suite, c'est-à-dire le résultat : des cimetières d'usines rouillées, des Etats fortement endettés et dépendants.
- temps du bilan, du désenchantement (décennies 80 et 90), constat d'échec patent. L'Afrique entre alors dans "la crise du développement". Elle s'endette, non pour se développer, mais pour vivre. Et l'aide humanitaire tend désormais à devenir la principale forme d'aide à l'Afrique.
Dès le début des années 80, on s'intérroge de plus en plus ouvertement sur l'efficacité de l'aide internationale au développement en Afrique. On établit le bilan africain en comparaison avec d'autres régions du monde, notamment d'Asie. On évalue la part de l'Afrique dans la production industrielle mondiale et sa part dans le commerce international avec le constat d'une chute importante (de 5,7 à 2,4 pour le commerce et de 4,5 à environ 1 pour l'industrie) dans ces deux domaines entre 1970 et la fin des années 90.
En conséquence, l'aide commence à diminuer en valeur réelle puis en volume.
- temps des remises en question, des analyses et des critiques (années 2000).
Du côté des pays industrialisés aidant comme du côté des aidés, une certaine prise de conscience : on veut tirer les leçons du passé et préparer l'avenir.
La Banque mondiale et le FMI, les premiers, procèdent à leur autocritique. Le G7, pour sans doute, justifier son existence, impulse (du moins dans les mots) un nouveau volontarisme dans l'aide à l'Afrique.
Certains Etats africains commencent une timide introspection. Les organismes internationaux consentent parfois à écouter et à consulter des ONG pour convenir de la meilleure stratégie dans l'utilisation de l'aide.
L'harmonisation des actions d'aide est envisagée mais à ce jour non acquise (hormis quelques timides tentatives, au Kenya (pour le Sida) et au Botswana).
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Que sera le quatrième temps de l'aide internationale à l'Afrique ?
Sera-t-il à l'avantage des pays industrialisés bailleurs de fonds ou à l'avantage des pays africains bénéficiaires de l'aide ?
Mieux, sera-t-il profitable aux deux, pour un monde plus équitable et plus sûr ? Telle devrait la finalité de toute aide au développement.

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