Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
  le blog ti.diak

DEMOCRATIE ET AUTOCRATIE

7 Février 2009 , Rédigé par Tidiane Diakite Publié dans #POLITIQUE

                              

 

BARACK OBAMA, QUEL ESPOIR POUR L'AFRIQUE ?
                              

          L'élection de Barack Obama a suscité dans tous les pays africains, après l'étonnement, l'enthousiasme voire la ferveur et une légitime fierté. Parce qu'il est métis, né d'un père africain (du Kenya) et d'une mère blanche américaine.
          Cela étant, j'en suis à me demander ce que les Africains attendent (ou peuvent attendre) précisément de ce jeune président un peu africain lui aussi par ses origines.
          En attendant que ce point soit éclairci, j'ose avancer mon sentiment propre, ceci :
          - D'abord, Barack Obama est américain et fier de l'être.
         - Si je me réjouis moi aussi de son élection à la magistrature suprême  -qui plus est aux Etats-Unis (eu égard à l'histoire de ce pays)-  c'est aussi pour autre chose. Que ce président, patriote américain (à moitié africain) insufflera un peu de son idéologie en fait de gouvernance à nos chers "présidents élus", à nos chers "présidents autoproclamés" et autres chers "présidents à vie"...     

          Tout d'abord

          - Une leçon de rigueur démocratique : on n'accède à la présidence d'une république que par la volonté sans conteste des citoyens électeurs.
          - une leçon de rigueur de la gestion de la chose publique : on ne confond pas sa caisse personnelle avec la caisse de l'Etat.
         - pour affirmer cette transparence, on publie officiellement le montant de son salaire, celui de ses revenus ainsi que son partimoine et l'on exige de ses collaborateurs et ministres la même transparence.

          - une leçon de rigueur morale enfin, de justice et de civisme : on s'efforce de donner l'Exemple. Exemple de respect du droit et des droits.
          On déclare une guerre sans merci à la fraude, à la concupiscence, à l'exploitation de l'autre par les puissances d'argent.

          Et surtout
          - Le Président Obama, quoi qu'il ait fait pour son pays au terme de son mandat, quelles que soient ses compétences, sa popularité, sa jeunesse, ne pourra jamais exercer plus de deux mandats consécutifs de 4 ans, par respect de la Constitution de son pays, par devoir et obligation à l'égard de ce texte fondamental.

          - Il ne pourra se maintenir au pouvoir au-delà de 8 ans (s'il est réélu pour un deuxième mandat) parce qu'ainsi, il violerait la loi de la nation applicable à tout président américain : blanc, noir, métis, compétent, incompétent notoire, adulé ou haï ... La Constitution, rien que la Constitution, la loi, rien que la loi.
          Quel exemple ce président pourra-t-il être pour nos "présidents", dont certains sont de grands manipulateurs de Constitution en leur pays, et qui, une fois élus, pour ne plus céder le pouvoir, s'arrogent le droit de plier la Constitution à leurs désirs.

          Ceux qui pillent les ressources de leur pays, bradent le patrimoine national à des fins égoïstement personnelles seront-ils touchés par la grâce du président américain ? Ceux qui n'ont comme tout principe et toute idéologie que l'enrichissement personnel immédiat, seront-ils un tant soit peu inspirés, "réformés" par le modèle incarné par B. Obama : la probité dans l'exercice du pouvoir, la rigueur de gestion, le respect de la volonté du peuple ?

          Ces chers "présidents africains" incluront-ils enfin - par la grâce du modèle Obama -  dans leur champ lexical, les vocables : valeurs, intégrité, justice, respect, droit ?


          Un autre souhait enfin

          - Que la société civile qui s'éveille aujourd'hui un peu partout en Afrique, puisse juger ses dirigeants à l'aune du modèle démocratique dont B. Obama est porteur. Et que ce faisant, elle soit plus affirmée dans une critique constructive et l'esprit d'éveil. Ce qui justifierait pleinement l'enthousiasme soulevé en Afrique par son élection.

         
Question subsidiaire
          Un métis africain, né d'un père américain, français ou allemand et d'une mère noire africaine aurait-il dans l'Afrique d'aujourd'hui autant de chance que B. Obama de se faire élire président d'un Etat africain ? Lequel ?

           Par-delà l'Afrique

           Je forme le voeu ardent que B. Obama soit pour les Etats-Unis mais aussi pour l'Afrique, ce roi Mage attendu pour éclairer et frayer le chemin, au-delà de l'Amérique et de l'Afrique, vers cette "Civilisation de l'Universel" où les peuples du Sud et du Nord, de l'Est et de l'Ouest, se donneront la main dans une farandole de paix et de concorde vivifiante et rédemptrice.  


          

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article