FAMINE
4 Juin 2008 , Rédigé par Tidiane Diakite Publié dans #ECONOMIE
/image%2F1495609%2F20260131%2Fob_b4b8f0_roseau.jpg)
LA FAMINE
ORIGINES ET RESPONSABILITES
La crise alimentaire que nous vivons aujourd'hui doit être une formidable leçon pour le monde et tout particulièrement pour les pays africains (plus exactement les responsables africains).
Pour le monde : car le modèle de développement sur lequel s'est construit la modernisation des Etats industrialisés d'Europe et d'Amérique depuis la première révolution industrielle du début du XIXe siècle, conduira demain - s'il n'est pas corrigé - à une impasse certaine. Cette modernisation se fait, de toute évidence, aux dépens de la nature et de la santé psychique des humains. On massacre la nature et on soumet les esprits à la loi du profit ainsi qu'à la cadence infernale de la productivité ; toutes choses qui aliènent les consciences.
Après avoir saigné les arbres, massacré les forêts, les poissons et les papillons, pollué les eaux, les airs et les terres, que fera l'homme ? Où vivra-t-il ? De quoi se nourrira-t-il ?
Pour l'Afrique : Les Africains, en copiant servilement le modèle de développement occidental, se sont apparemment affranchis de toute réflexion salutaire sur un autre mode de développement possible. Ils se sont dispensés de toute recherche d'un modèle de développement inspiré de leurs cultures anciennes (respectueuses du vivant) et mariées avec le meilleur de l'Occident, celles strictement orientées vers l'épanouissement de l'être.
Ainsi, en pensant Occident, en respirant Occident, en consommant Occident, en rêvant Occident, ils ne peuvent ni égaler cet Occident, ni promouvoir leurs propres valeurs. Ils importent désormais ce qu'ils consomment, au détriment de leurs cultures et productions traditionnelles dont ils ont perdu le goût. La responsabilité des dirigeants africains depuis les indépendances est écrasante. On a méprisé les paysans pour courir après une hypothétique insdustrialisation. Le résultat est un double échec. L'échec de l'agriculture entraînant l'échec de l'industrie.
Conséquence : les Africains consomment ce qu'ils ne produisent pas et produisent ce qu'ils ne consomment pas. Ces mêmes responsables africains ont depuis toujours - autre péché capital - confondu industrialisation et développement, économie et modernité, en oubliant l'essentiel : l'Humain.

Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 258 SOCIETE
- 192 PHILOSOPHIE
- 170 HISTOIRE
- 112 AFRIQUE
- 90 CIVILISATION
- 88 CULTURE
- 86 LITTERATURE ET POESIE
- 77 POLITIQUE
- 53 FRANCE
- 39 DEVELOPPEMENT
- 33 ECOLE ET EDUCATION NATIONALE
- 33 MALI
- 32 BIOGRAPHIE
- 31 PORTRAITS
- 22 PRESENTATION DES LIVRES
- 22 SCIENCES ET CONNAISSANCES
- 20 PONCTUEL
- 17 ECONOMIE
- 17 GEOPOLITIQUE
- 15 ART
- 12 RELIGION
- 9 INFORMATIONS
- 7 APPRENTISSAGE
- 4 HUMOUR
- 3 DIPLOMATIE
- 1 CONFERENCES DONNEES
- 1 LISTE DES LIVRES PUBLIES