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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 10:03

    Pour moi, l'essentiel, le primat, c'est l'unité nationale. La consolidation, la cohésion de la "conscience nationale" entraîne ipso facto l'identité commune, c'est-à-dire la conscience d'un destin commun.

    La conscience nationale, ce sont des peines et des joies vécues à l'unisson, des frissons partagés.

    L'identité nationale est une construction rationnelle et affective qui naît et évolue avec l'histoire et les circonstances de la vie nationale et internationale. C'est un creuset que l'on façonne tout au long de l'histoire et qui façonne.

    Les emblèmes et symboles, le drapeau, l'hymne ... sont des manifestations matérielles d'une réalité intérieure. Ils ne créent pas l'identité nationale mais l'illustrent.

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 14:05

DU DISCOURS A LA REALITE

Comment passer de l'incantation gratuite à la réalité ?

            Les préalables

                      1. L'égalité des chances pour devenir réalité, doit d'abord porter sur l'égalisation des conditions au départ de la vie.

          Elle doit viser l'égalisation parfaite des conditions d'accès à l'école, à l'éducation, à la culture et à la formation.

         C'est la première des égalités, l'égalité fondatrice de toutes les autres, celle qui conditionne l'ouverture au monde et à tous les possibles.

        2. Il faut un Etat fort et inspiré, c'est-à-dire, un Etat capable de susciter et de préserver la cohésion des individus et des individualités au sein de la Nation, d'imposer des choix fondés à des intérêts particuliers récalcitrants, pour faire la Nation. C'est toute l'idée de nation, sans quoi les citoyens ne sont qu'un agrégat informe d'esprits névrosés, antithèse de toute idée "d'égalité des chances".

       3. L'égalité des chances, pour ne pas demeurer une idée généreuse sans contenu, doit être une oeuvre collective qui implique l'adhésion intime de toutes les forces vives de la Nation. Mais l'impulsion première et décisive, l'orientation ferme et continue ne peuvent prodécer que de l'Etat, lequel doit faire oeuvre de pédagogie patiente, susceptible d'amener cette adhésion collective au concept d'égalité des chances, par une approche systémique, une mise en réseau qui se traduise, mieux que par une simple coopération, par l'implication active de tous les acteurs sociaux : autorités locales, employeurs, syndicats, médias...

      La quête de l'égalité des chances doit être sous-tendue par cette volonté collective de tous les instants, pour passer du mythe à la réalité.

 

 

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 15:48

         

«Ce livre n'est pas moi», lance Tidiane Diakite au sujet de son L'Afrique expliquée, sorti en octobre dernier. «Il n'est pas de moi, car ce n'est pas un geste prémédité; c'est simplement ma façon de répondre aux questions de mes élèves sur le continent africain», poursuit-il. Tidiane Diakite, d'origine malienne, est agrégé d'histoire et professeur à Rennes. Son livre, divisé en 3 grandes parties : l'Afrique du Moyen Age à 1960, l'Afrique indépendante et les aspects culturels africains, n'est pas un livre d'histoire, mais de vulgarisation, dans le bon sens du terme, de l'Afrique à destination des Européens.

 > L'Afrique expliquée, 258 pages, Editions Cultures Croisées, Paris, 19 euros.

 

                                                Le Quotidien, Luxembourg, 19/03/07

 

 

  J'ai eu l'honneur d'être invité comme auteur au 7e salon du livre et des cultures de Luxembourg, du 16 au 18 mars 2007.                  

 Cette  manifestation, couplée avec le 24e Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté, est unique en son genre. Initative  heureuse d'une confrontation des hommes et des cultures, autant que forum de réflexion sur quelques thèmes majeurs du monde, cette manifestation gagnerait à être mieux connue en France. Cette une magistrale leçon de tolérance, d'humilité et du "goût" de l'autre.

 Mes respects au Grand-Duché du Luxembourg, ma gratitude aux organisateurs de cette remarquable rencontre des coeurs et des cerveaux : le CLAE.                                                                           

 

 

                     

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 12:59

     A  mon avis, la "sagesse" devrait être enseignée à tous les niveaux comme facteur d'équilibre interne de l'individu et comme élément de la bonne gouvernance de l'Etat ou de la société.

    Un tel enseignement pourrait s'articuler autour de trois axes fondamentaux :

          1. Eviter la conviction de tout savoir

          2. Lutter contre le sentiment d'être supérieur à tous  au point de n'écouter personne et d'être au-dessus de la règle commune

          3. Se défaire du sentiment de toute-puissance.

    C'est de mon point de vue à ce test de sagesse que devraient être soumis tous ceux qui ont l'ambition de diriger un établissement scolaire, une entreprise, un groupe, a fortiori un Etat. Tous ceux-là doivent posséder à un niveau au-dessus de la moyenne ce triptyque de "l'intelligence efficace" vecteur de lien social, de justice donc de progrès :

          - l'intelligence analytique

          - l'intelligence créatice

          - l'intelligence pratique.

    

   

 

 

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 18:00

Le bon candidat ?  

 C’est celui ou celle

1.    Qui place l’homme au centre de ses préoccupations.

         2.    Qui a pour souci majeur l’épanouissement moral, intellectuel, social des Français  

                         - l’école-formation

                        -   l’intellect

                       -   l’économique

                      -   le lien social

          3.    Qui a le sens de l’exemplarité de la France dans le monde : son rayonnement humain, culturel comme moteur de la solidarité universelle par la paix et la justice.

         4.    Qui fait de la sauvegarde de la Planète une priorité : protéger et soigner la nature pour sauver l’Homme.

       5.    Enfin, c’est celui ou celle qui ose agir et non seulement proclamer, qui sait penser au-delà de sa personne et de sa nation.

 

 

 

 

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 15:52

L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE : COMPROMIS IMPOSSIBLE ?

             De tous les sujets qui préoccupent les Français, l’école est celui où le consensus semble le plus improbable. Pire, la recherche de ce consensus ne semble guère apparaître comme une urgence mobilisatrice.

             Les réformes ministérielles assénées à coups de décrets et de circulaires n’ont pour effet que de déstabiliser chaque fois un peu plus l’école et ses acteurs. L’éducation est ainsi constamment prise en otage, victime de la bipolarisation extrême.

             A chaque alternance, une équipe chasse l’autre mais le mal demeure : les réformes se croisent et s’opposent. Tel ministre de gauche ou de droite, littéraire de formation ou de goût, jettera l’anathème sur tout ce qui n’est pas lettres ou littérature. L’inverse est vérifié pour un nouveau ministre de tendance scientifique.

             Aucune réforme ne vaut cependant sans bilan ni évaluation critique. Le manque de continuité en ce domaine n’est pas seulement contreproductif, il est aussi responsable de gâchis intolérable.

       Les Français ne sont d’accord ni sur les missions assignées à l’école, ni sur le contenu des savoirs, ni sur le statut des enseignants, ni sur le fonctionnement de l’école, ni sur les méthodes d’enseignement, ni sur l’état véritable de l’école aujourd’hui en France, qu’on soit de gauche, de droite, du centre ou aux extrêmes.

     La vision de l’école est plus éclatée que tout autre sujet d’intérêt national, et le compromis plus difficile à atteindre. Pourtant l’importance du sujet exige d’en faire une cause nationale digne de transcender les sempiternels clivages politiques et doit comme telle s’imposer à tous et requérir de tous bon sens et bonne foi. L’avenir de la nation en dépend.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 17:24

Ce que je recherche dans les programmes des candidats à la présidentielle

 

  1. 1. L’insertion des jeunes marginalisés, en rade, à la périphérie de la Cité : la « francisation » par la raison et la « francité » par le coeur, condition de l’harmonie sociale et de la conscience nationale.
  2. 2. La réforme en profondeur du système éducatif de la maternelle à l’université : programmes, contenus, formation des enseignants, critères rigoureux de recrutement (des enseignants et des chefs d’établissement) avec un volet moralité/civisme, c’est-à-dire l’aptitude à éduquer, à transmettre les valeurs fondatrices de la République et de la Nation (solidarité, respect de l’autre, responsabilité…), critères d’exemplarité.
  3. 3. La volonté de mettre l’économie au service de l’homme, l’économie comme moyen d’épanouissement, non comme outil d’oppression et de servitude.
  4. 4. Volonté farouche de mener la guerre à outrance aux inégalités sous toutes leurs formes ici et ailleurs.
  5. 5. Le souci du rayonnement de la France dans un rôle d’humanisation de la mondialisation ainsi que de sauvegarde de la Planète.
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 14:14

LE RENDEZ-VOUS DE LA CONSCIENCE REPUBLICAINE

2007 !

Pour qui voter ?

Deux maux attentatoires à la République, à la Démocratie et à l’esprit civique

-        Ne pas voter, s’abstenir

-        Voter les yeux fermés, le nez bouché

Mes critères de choix et de vote

            Je voterai pour qui respecte les électeurs, c’est-à-dire la démocratie. La lâcheté incarnée dans la démagogie est fossoyeuse de la démocratie sans laquelle il n’est pas de République.

            Un homme d’Etat, digne de la fonction suprême de la République doit servir de phare au centre de la Cité. Il doit écouter, respecter, mais guider.

            Je voterai pour qui a une vision pour la France et une culture d’exemplarité. Mon credo c’est, désormais, le devoir de discernement. Je voterai pour le courage politique, la pensée juste et l’esprit éclairé.

            Je ne voterai ni pour un parti (de droite ou de gauche) ni pour une personnalité de quelque bord qu’elle soit, les yeux bandés et l’esprit bridé. Mon vote sera libre et conscient pour servir la cause de la République et la démocratie.

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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 18:12

Combattre l’islamophobie pour combattre la menace terroriste.

             On ne peut nier le fait que l’islam constitue aujourd’hui un défi majeur pour la France. Deuxième religion du pays par le nombre de musulmans et son impact social, l’islam est aussi sans doute la religion la plus mal connue des Français. Et pourtant, la France a un très long rapport avec cette religion depuis le moyen âge.

Point n’est besoin de remonter si loin dans l’histoire. On peut, à cet égard, simplement signaler le symbole que furent la construction et le financement de la Grande Mosquée de Paris, consécutifs à une loi expressément votée à cet effet par le Parlement en 1920, en l’honneur des musulmans qui ont combattu lors de la guerre de 1914-1918 et dont beaucoup sont morts pour la France.

Cette mosquée inaugurée le 16 juillet 1926 en présence des autorités politiques et religieuses du Maroc et de la Tunisie notamment, devait servir de trait d’union entre la République et le monde musulman (donc entre la France et l’islam) l’empire colonial français renfermant alors de 25 à 30% des musulmans du monde. Pourquoi l’islam est-il donc si mal connu et pourquoi fait-il si peur aujourd’hui ?

Si l’on en juge par ce que l’on entend couramment dans la rue et au café du coin, cette religion est différente des autres parce qu’elle serait incompatible avec la démocratie, avec toutes les formes de libertés et serait par conséquent insoluble dans la République.

L’islam fait peur également parce qu’il s’inscrit dans un contexte international particulier depuis la fin des années 1970 que l’on ne maîtrise pas. Parce qu’à l’échelle mondiale, l’expansion de l’islam politique radical est parfois associée à terrorisme, attentats ou violence aveugle en général.

Enfin, l’islam fait peur parce qu’on ne le connaît pas, ou qu’on ignore ses fondements autant que la réalité de la vie des musulmans en France. Il fait peur aussi parce qu’il est souvent victime de résonances historiques négatives : croisades, colonisation, guerres coloniales ou guerres de décolonisation. Cela fait certes beaucoup pour cette religion implantée de surcroît dans un vieux pays traditionnellement catholique et dont la culture est profondément imprégnée de catholicisme ou de judéochristianisme.

Qu’en est-il réellement ?

               Deux réalités importantes à connaître :

           1 – L’écrasante majorité des 4,5 millions de musulmans vivant en France n’aspire qu’à une chose : vivre en paix en s’insérant du mieux possible dans la société française en harmonie avec ses valeurs fondamentales, y compris la laïcité.

2 – L’analyse du paysage islamique de France (P.I.F.) est une nécessité pour une bonne connaissance de l’islam et des musulmans en France. Au-delà des 4 principales organisations musulmanes officielles (l’Institut de la Mosquée de Paris, la Fédération Nationale des Musulmans de France, l’Union des Organisations Islamiques de France (l’U.O.I.F), le Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France), généralement les mieux connues grâce à leur poids en effectif et leur rayon d’action, la connaissance de dizaines d’autres associations, moins médiatisées donc moins connues s’impose parce que permettant une vision plus large et plus complète de l’islam au sein de la République.

L’action de l’ensemble de ces organisations, leur rôle social, leur degré de rayonnement, leur militantisme même permettent de cerner de près la réalité de l’islam en France et sans doute de dissiper quelques malentendus ou erreurs de jugement. Sans une telle connaissance, ces malentendus et erreurs persisteront, faussant le jugement et engendrant la méfiance réciproque.

S’il existe quelques associations radicales porteuses de violence et de danger potentiel pour la République (une minorité selon les autorités compétentes : environ 2 000 sur 4,5 millions), liées à des réseaux internationaux de musulmans radicaux  mus par un fanatisme obscurantiste, sont également répertoriées en France des associations de « musulmans laïques » qui sont affiliées à des associations laïques françaises et dont certaines militent farouchement contre le fanatisme religieux, les organisations radicales de type salafiste qu’elles combattent violemment.

De même il existe en France et hors de France des intellectuels musulmans de renommée internationale qui s’attèlent à la réécriture des textes religieux datant du moyen âge, en vue de les actualiser pour les adapter à la modernité, aux valeurs de la République et aux droits de l’individu. Ces érudits travaillent dans la discrétion mais avec détermination pour combattre par le texte et la raison, l’archaïsme sclérosant et nocif. Au-delà de cette ambition en rapport avec le dogme, leur objectif est de faire de « l’islam en France » « l’islam de France » qui épouserait entièrement le principe de laïcité, dont les animateurs et imams seraient formés en France et surtout qui ne serait plus financé de l’extérieur par des pays étrangers.

C’est tout cela qu’il faudrait porter à la connaissance du public par une pédagogie officielle de l’islam afin de combattre les fanatismes qui se nourrissent de l’islamophobie, laquelle ne discerne pas le bon grain de l’ivraie.

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 16:53

L’école de la République n’est pas au mieux de sa forme en ces années 2000.Ce n’est point être iconoclaste que de l’affirmer.

Le contraste entre son potentiel et son rendement est particulièrement saisissant.

DE QUOI SOUFFRE-T-ELLE ?

          De maux multiples et multiformes. Elle souffre entre autres maux de blocages et de pesanteurs, victime de petites lâchetés quotidiennes autant que de dogmatisme impérial sclérosant.

 

Elle souffre de cécité plus ou moins feinte et de brouillage des repères et des missions.

Elle souffre d’intoxication, peut-être d’indigestion chronique, consécutives à un psittacisme aigu.

Pour se porter mieux, elle aurait besoin de volonté, de lucidité ou de bon sens, surtout de courage. L’école de la République a besoin d’une action éclairée.

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