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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 13:20

 

   L'ouvrage ci-dessous est un ouvrage collectif dirigé par Vincent Marie et Nicole Lucas (responsable département d'histoire-géographie, IUFM, Rennes), auquel j'ai participé.

    Le chapitre que j'ai traité s'intitule : L'Afrique subsaharienne : les écueils de l'industrialisation.

                             Tidiane Diakité

 

4e de couverture

  Sous la direction de Vincent Marie et Nicole Lucas

 L'Afrique enseignée

 Territoire(s), identité(s), culture(s)

 Les enseignants et de fait leurs élèves sont aujourd'hui trop souvent prisonniers d'une image misérabiliste et colonialiste du continent africain. C'est pourquoi les pistes de réflexion abordées dans cet ouvrage s'attacheront à présenter une autre Afrique riche de sa diversité et de sa culture.

     L'Afrique enseignée dans ce projet se veut sans occulter les problèmes inhérents à ce continent prendre en considération le fait qu'aujourd'hui elle apparaît comme un territoire en pleine mutation.

     Dans le cadre des programmes d'enseignement du primaire à l'Université, les notions de territoire(s), de culture(s) et d'identité(s) à la lumière de l'Histoire et de la Géographie seront privilégiées pour combattre les préjugés et les clichés qui alimentent l'image d'une Afrique en retard.

 

         Présentation du chapitre L'Afrique subsaharienne : les écueils de l'industrialisation

 

      Entre surmédiatisation de faits exceptionnels et stéréotypes, la réalité africaine est à peine perceptible par les "non-initiés". Entre angélisme impénitent  - tout le monde il est beau, tout le monde il est bon -  et afropessimisme forcené (Afrique, la damnation perpétuelle), comment expliquer à nos élèves et à nos étudiants ainsi qu'au public curieux, l'Afrique de ces années 2000, sa place dans le palmarès mondial ?

      Surtout, comment rendre compte du retard pris par ce continent dans son développement matériel, comparé aux autres régions du monde, tout en prouvant que l'Afrique d'aujourd'hui ne se définit pas uniquement au travers des famines, des guerres, des génocides ou des épidémies, du sida en particulier.

      Cet article, comme l'ensemble de ce livre, fruit de la réflexion, de l'expérience d'enseignants français et africains avertis, propose des clés pour pénétrer cette Afrique objective et réfléchie.

    Tidiane Diakité  

 
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 17:55

Comparaison

    Beaucoup d'observateurs tentent une comparaison entre l'Afrique et l'Asie. Ces deux morceaux du Vieux monde sont-ils comparables ? Il s'agit surtout de savoir pourquoi certains Etats d'Asie qui furent jadis colonisés à l'instar de la quasi totalité des Etats du continent africain ont relevé ou sont en train de relever le défi du développement avec art et maîtrise au point d'apparaître comme de véritables dangers pour leurs anciens colonisateurs. Une telle comparaison n'a rien d'un non-sens : les colonisateurs de ces pays d'Afrique et d'Asie furent les mêmes : Anglais, Français, Portugais ... Les méthodes de colonisation furent quasiment les mêmes. Les décolonisations se firent à peu près aux mêmes époques.

    Comment donc expliquer que l'Asie monte et que l'Afrique piétine ? Que la Corée, Singapour, la Thaïlande, l'Inde ... sans parler du Japon, n'aient pas leurs pareils en Afrique ?

    Ces deux parties du monde, les peuples, les anciens colonisés d'Asie et ceux d'Afrique n'ont sans doute pas eu la même vision du colonisateur, n'ont pas tiré le même parti de la colonisation. Tous ont certes eu en commun une égale admiration, voire une fascination devant la science, la puissance, le savoir-faire du colonisateur européen et, corrélativement éprouvèrent un égal sentiment d'impuissance face à la volonté dominatrice de l' "homme blanc". C'est fort de ce constat que ce dernier proclama l'excellence de sa culture et de sa civilisation ainsi que leur prééminence de fait.

    Cependant, différence tout aussi fondamentale, les peuples d'Asie et d'Afrique ne réagirent pas de façon uniforme. Les Asiatiques ont su, parmi tout ce que charriait l'Occident chez eux, faire un tri minutieux et pertinent entre ce qui était adoptable et profitable à leur vie et  ce qui ne l'était pas.

    Ils ont su à merveille distinguer le bon grain de l'ivraie et se sont de ce fait réorganisés en conséquence, une fois l'indépendance acquise. Ce tri essentiel pour eux déboucha sur l'élaboration d'une nouvelle éthique résolument tournée vers le futur, mais tissée du meilleur de l'apport occidental, greffé au meilleur des traditions ancestrales millénaires.

    Ce couplage fut explosif dans le sens de la modernité, voire du progrès (quand ce mot n'est pas synonyme de disqualification humaine et de pollution) et propulsa le Japon et ses suivants (les "petits dragons") vers les sommets du développement économique, la maîtrise de la technologie moderne, faisant d'eux, par là même, des acteurs incontournables sur la scène économique et politique du 21e siècle.

    Certes l'Asie n'est pas pour les Africains un exemple à imiter, mais un exemple à méditer.

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 16:46

  v v v v

Pourquoi l'Afrique peine-t-elle à émerger ?

   Parmi les raisons externes et internes, fort nombreuses qui expliquent le décrochage de l'Afrique par rapport à d'autres régions du monde, et son état actuel, quelques traits culturels qui sont un verrou puissant au progrès.

   Tout d'abord, le poids excessif du groupe qui ne laisse aucune autonomie de pensée et d'action à l'individu.

   L'individu n'existe pas. Il n'a ni liberté, ni droit, ni sentiments personnels par rapport au groupe. Il est ignoré, écrasé. Les notions de liberté, de droit de l'individu, celles de responsabilité individuelle n'existent pas non plus. Ceci constitue un grave dévoiement de l'idéal salutaire et si noble de solidarité et de sens de la communauté.

   Tout le monde doit suivre le schéma commun et passer par le même moule, sous peine d'être condamné sans réserve, voire banni. L'individu doit s'oublier totalement au profit du groupe.

Il est nécessaire d'opérer sinon une inversion, du moins un réajustement de ces valeurs en maintenant un équilibre individu-groupe et mettre le premier avec sa liberté et sa responsabilité non pas à la marge mais au centre du groupe.

   L'individu avec sa liberté et sa responsabilité, c'est l'individu qui se bat pour exister, pour créer, innover, inventer à partir de ses propres sentiments, ses propres sensations et sa propre expérience. Le conflit de générations qui se vit actuellement en Afrique est avant tout un conflit de cultures. Parmi les valeurs sociales traditionnelles africaines vient en tête la primauté du groupe (on est ce que le groupe veut qu'on soit et rien d'autre ; on fait ce que le groupe veut que l'on fasse, et rien d'autre), suivent le respect de la hiérarchie de l'âge (l'aîné a toujours raison, quoi qu'il fasse), l'obéissance, la politesse, l'entraide, le courage ...

   Compte tenu de ce tableau des valeurs, la réussite au sens traditionnel, c'est l'intégration au groupe, voire la soumission inconditionnelle au groupe. Par conséquent, la réussite comme ambition de se réaliser en tant qu'individu autonome grâce aux études et à la formation, est en contradiction avec ce critère traditionnel de la réussite.

   Pour les jeunes actuellement, tout particulièrement les jeunes filles, réussir, c'est faire des études, se former, obtenir un emploi en vue de s'émanciper. Ce qui les différencie de leurs mères dont le sort ou l'avenir était exclusivement lié au bon vouloir des parents, des "Anciens" c'est-à-dire du groupe et selon la coutume.

   Mais l'inverse aussi est constaté de plus en plus. Pour une certaine  jeunesse, l'idéal dans la vie c'est avoir de belles villas et de belles voitures. On est considéré comme une personne digne de ce nom que lorsqu'on a ses villas et ses belles voitures. La question qu'on pose alors à celui qu'on rencontre n'est pas "Où en es-tu ? Comment vis-tu ? Qu'as-tu fait de ton talent ? Mais : Combien de villas ?" 

   Et lorsqu'on a ses villas, on vit de ses rentes. On ne réfléchit plus en dehors de ce qui est purement matériel, on ne crée, ni n'innove, ni n'invente. La réussite s'arrête là.

   Incontestablement certaines structures sociales et familiales constituent un obstacle au progrès individuel et collectif en Afrique.

v

[Voir mon livre : L'Afrique et l'aide ou Comment s'en sortir, chez L'Harmattan]

 

 

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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 17:15

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Eau-de-vie, élément de diplomatie

 

   Ce détail est sans doute peu connu. Les rapports entre les monarques, rois, princes européens et les rois africains ont été très nombreux du 16e à la fin du 18e siècle.

       De tous, c'est Louis XIV qui eut les relations les plus étroites, les plus suivies avec les rois africains.  C'est lui qui eut le plus d'échanges : de correspondances, de cadeaux de toutes natures, d'ambassadeurs. Il reçut notamment des fils de rois africains à Versailles où ses derniers séjournèrent parfois plusieurs années.

 

    Mais il est surtout un petit détail assez piquant. Certains rois de la côte africaine étaient friands d'eau-de-vie française. Curieusement c'est par l'entremise des Hollandais  - les pires ennemis de Louis XIV -  que l'eau-de-vie française fut connue et popularisée en Afrique et ... en France !

    En effet, paradoxalement, ce sont les Hollandais qui ont donné le goût de l'eau-de-vie française aux populations côtières africaines, de même que ce sont eux qui ont popularisé la consommation de l'eau-de-vie et relancé son commerce en France même au 17e siècle. Ce produit était alors considéré avant tout comme substance médicinale depuis le Moyen Age.  Les Hollandais en firent un produit de consommation courante en France d'abord, en Afrique ensuite en l'incluant dans la ration ordinaire de leurs matelots qui voguaient sur les côtes africaines tout en pourchassant les navires français qu'ils voulaient éliminer du commerce avec l'Afrique.

C'est donc par ces derniers que les Africains firent la connaissance de l'eau-de-vie. Et lorsqu'ils surent que ce produit était français d'origine et de provenance, ceci contribua sans aucun doute à renforcer davantage auprès d'eux et dans leur imaginaire, le prestige de la France, donc de son roi, Louis XIV.

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 16:13

ADIEU LA FRANCE, VIVE LA CHINE ?

L'Afrique fut ce jardin privé où les Français ont joué seuls, à huis clos, pendant plus de 100, voire 200 ans. Aujourd'hui, ils quittent le jardin sans un regard. Le temps des belles colonies est bel et bien révolu, la fièvre des indépendances y a mis le feu.

Les Chinois prennent possession des lieux, investissent le continent, sans armes ni  conquête, s'y installent calmement, à demeure.

A la différence des Français et des Américains, ils n'y envoient pas de troupes armées pour conquérir un espace déterminé ou pour aider tel chef d'Etat africain en difficulté à se maintenir au pouvoir et sauver son régime.

Non, les Chinois y vont pour exploiter les ressources naturelles : pétrole et matières premières diverses. Peu leur importe qu'ils soient dans un pays de dictature féroce d'où sont bannis les vocables : liberté, droits de l'homme, respect des individus et des biens ... . Faisant fi des violations flagrantes des droits humains, ils nouent des amitiés avec le pouvoir en place en sorte qu'il facilite la marche vers leurs objectifs, moyennant la mise en place d'infrastructures de première nécessité (routes, autoroutes, voies ferrées, aéroports, hôpitaux ...) mais objectifs strictement et exclusivement matériels.

Ils ouvrent la voie dans laquelle s'engouffrent d'autres nations : Japon, Inde, Corée ... . L'Afrique serait-elle la pourvoyeuse universelle, ad vitam aeternam de produits bruts ?

La présence des Chinois, Japonais, Coréens et autres Brésiliens, est-ce une chance pour l'Afrique ?

Multiplier les partenaires à l'échelle mondiale, à l'inverse du "pacte colonial" ne peut être en soi condamnable, bien au contraire, à la condition que l'on puisse s'enrichir de la diversité des expériences et des apports. S'agissant de l'Afrique, à condition qu'elle offre à son tour au monde autre chose que des produits primaires, qu'elle transforme, façonne, crée, envoie au monde d'autres Africains que des immigrés clandestins ou des réfugiés politiques aux abois, "Sans Patrie", mais des spécialistes en toutes sciences, des savants, des hommes d'affaires, bref, des compétences, en Chine, en Inde ou ailleurs, qui fécondent le patrimoine universel. Si tel est le cas, alors, "l'Afrique aux couleurs de la Chine" aura été pour les Africains facteur de progrès, l'Afrique étant sortie de sa marginalité historique.  

                    

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 15:39

 

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LES CONDITIONS DU CORPS ENSEIGNANT


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L' URGENCE D'UN REGARD NEUF ET D'UNE VOLONTE REFORMATRICE


    Le peu de considération du rôle des enseignants n'est pas sans conséquences, on s'en doute, sur la qualité de l'enseignement dispensé et celle de la formation des jeunes.

    Il faut ardemment souhaiter que le nouveau pouvoir qui s'installe aura conscience des grandes lacunes du système et de la nécessité de l'effort colossal, en tous domaines, que la réhabilitation des enseignants, la réformation du système éducatif dans sa globalité, du primaire au supérieur requierent.

    Trop de blocages, trop de faux-semblants, trop de non-dits ... La réforme du supérieur ne peut aboutir que si en amont s'opère la refondation du primaire, surtout du collège et du lycée. Le progrès social en dépend.

    Cette oeuvre, pour aboutir, doit être collective, transparente, inspirée par le seul souci de l'avenir de la nation, au-delà de tout clivage idéologique et partisan.

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 15:46

   MB900437946   Pourquoi les jeunes ont-ils massivement voté le 06 mai 2007 à l'élection présidentielle et pourquoi ont-ils massivement déserté les urnes le 10 juin 2007 aux élections législatives (record absolu d'un premier tour d'élections législatives de toute l'histoire de la 5e République) ?

        Des arguments pour justifier cette désertion civique sont avancés :

        - lassitude ?

        - Indifférence ?

        - météo printanière ?

        - effluves annonciateurs des vacances ?

        - ... ?

        Certes. Mais encore !

        Arguments aussi incomplets que trompeurs. L'essentiel de l'explication est ailleurs : l'inculture civique et le déficit de sens de la démocratie,  l'ignorance coupable des institutions sur lesquelles reposent les fondements de la nation et le fonctionnement de la démocratie.

        Des notions élémentaires et essentielles à la culture civique, celles qui font le citoyen, font défaut à bon nombre de Français.

        - Qu'est-ce qu'un député, et pourquoi des députés ?

        - Qu'est-ce qu'un conseiller général, et pourquoi un conseil général ?

        - Qu'est-ce qu'un maire, et pourquoi un conseil municipal ?

        - ... ?

        Bref, qu'est-ce que la démocratie et pourquoi la démocratie ?

        Et la République, et ses principes ?

        Les médias pourraient être utiles  en menant une enquête exhaustive afin de jouer en la matière un rôle pédagogique salutaire d'éveilleur de conscience civique.

      1

 

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 14:50

Après l'élection présidentielle du 06 mai 2007 en France, les Etats africains restent dans l'expectative. Certains chefs d'Etat se demandent si les choses vont continuer comme avant. Si les liens historiques entre la France et le continent africain vont connaître une rupture majeure.

Mais dans l'intérêt des Africains en tout premier lieu, comme dans l'intérêt des relations francoafricaines en général, il serait hautement souhaitable que ces rapports soient désormais frappés du sceau de la clarté, d'un glasnost  sans retour.

Trop de mauvaises habitudes ont été prises et enracinées depuis si longtemps ! Assainir ces relations en les débarrassant à jamais des officines secrètes et occultes, tenir le langage de la vérité, celui du courage politique et de la responsabilité, en mettant un terme au soutien accordé à des chefs d'Etat corrompus et incompétents, maintenus au pouvoir à coup de devises et d'hypocrisie, constitue un préalable incontournable pour qu'enfin des relations de peuple à peuple prévalent sur les relations de personne à personne, de chef à chef, de clan à clan...

   Que les peuples africains et le peuple français soient désormais au coeur des relations francoafricaines.

  L'Afrique a trop longtemps souffert des agissements de véritables prédateurs des ressources et de l'image du continent, affublés de faux manteaux de "président de la République". De véritables prédateurs d'avenir.

   Puisse le nouveau pouvoir installé en France depuis le 06 mai 2007 prendre conscience à temps de ces réalités, en vue d'ouvrir une nouvelle voie, des perspectives nouvelles porteuses de progrès dans les relations francoafricaines.

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 17:37

     A la suite des émeutes qui ont embrasé certaines banlieues de l'automne 2005, des mouvements plus ou moins concertés avaient eu l'excellente et salutaire initiative d'enseigner aux jeunes de ces banlieues la nécessité d'user de leurs droits civiques pour voter et s'exprimer ainsi par les urnes, tels AC le Feu et d'autres dénominations tout aussi bien inspirées. Parmi les initiateurs de ces mouvements, les artistes, les sportifs, des chanteurs parfois eux-mêmes issus des banlieues.

    C'est sans doute à ces bonnes initiatives que l'on doit l'inscription massive et le vote massif des jeunes des banlieues au scrutins du 22 avril et du 6 mai 2007.

    Cette heureuse initiative, signe de vitalité démocratique ne doit en aucun cas être ternie par des incendies nocturnes ou d'actes de vandalisme tels ceux constatés actuellement dans certaines villes depuis l'élection présidentielle : Paris, Lille, Rennes, Nantes ...

    QUELLE GIFLE POUR LA DEMOCRATIE !

    CAR LE MANIEMENT DU BULLETIN DE VOTE EST INCOMPATIBLE AVEC LE MANIEMENT DE LA "BOMBE INCENDIAIRE". ON NE MET PAS LE FEU A L'URNE APRES AVOIR VOTE.

    L'initiation à la nécessité de voter doit aller de pair avec une véritable éducation civique : l'enseignement de la démocratie, c'est-à-dire celui des droits et obligations qui font le citoyen.

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 14:08

MOBILISATION CIVIQUE

Election présidentielle 2007 :

     1er Tour, taux de participation : près de 85% !

Cette victoire, c'est avant tout celle de la démocratie et de l'idéal républicain.

On ne se réjouira définitivement de ce sursaut civique des jeunes, ceux des banlieues tout particulièrement que lorsque ces derniers  - qui se sont massivement inscrits sur les listes électorales et qui ont massivement voté le 22 avril 2007 -  en tireront la conclusion définitive :

   1.  Que manier le bulletin de vote doit permettre à tout jamais d'éviter la tentation de brûler des voitures ou des bus de transport en commun. Plutôt voter le jour en pleine lumière que brûler des voitures la nuit à la faveur des ténèbres.

    2. Que le privilège que confère l'exercice du droit de vote s'accompagne de l'assimilation des notions de droits et de devoirs, du lien intrinsèque entre droits et responsabilités, bref de la primauté de l'esprit civique sur l'esprit du désordre et du non-droit.     3. Que tous se sentent honorés de l'exercice démocratique et soient fiers d'eux-mêmes et fiers de la France.

    4. Enfin que si cette mobilisation civique du 22 avril 2007 se vérifiait dans les scrutins autres que celui de l'élection présidentielle, aujourd'hui et demain, de tous les scrutins.

    Puisse le 22 avril 2007 demeurer ce jalon à marquer d'une pierre blanche, parce que porteur d'espérance pour le renouveau de la démocratie et de l'esprit civique en France.

   

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